L’opération a visé des sites militaires et un centre de recherche soupçonnés d’héberger le programme chimique du régime, à Damas et près d’Homs.

Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi une opération militaire en cours contre la Syrie, menée avec la France et le Royaume Uni pour punir le régime de Bachar al-Assad qu’il accuse d’une attaque à l’arme chimique.

Les frappes menées contre le programme d’armement chimique de la Syrie par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni sont terminées a indiqué vendredi soir le général Joe Dunford, chef d’état-major américain.

Le général, qui partageait le podium au Pentagone avec le ministre de la Défense Jim Mattis, a indiqué qu’aucune autre opération n’était prévue pour l’instant, précisant que les alliés avaient pris soin d’éviter de toucher les forces russes, massivement présentes dans le pays, mais que Moscou n’avait pas été averti à l’avance de l’intervention.

« Une opération conjointe est en cours avec la France et le Royaume Uni, nous les remercions tous les deux », a dit M. Trump lors d’une brève allocution depuis la Maison Blanche.

Quelques minutes après le président américain, Emmanuel Macron, qui s’est régulièrement entretenu par téléphone avec Donald Trump ces derniers jours, a confirmé la participation française à ces opérations dans un communiqué :

« Notre réponse a été circonscrite aux capacités du régime syrien permettant la production et l’emploi d’armes chimiques. Nous ne pouvons pas tolérer la banalisation de l’emploi d’armes chimiques, qui est un danger immédiat pour le peuple syrien et pour notre sécurité collective. »
Le président de la République annonce aussi la poursuite des efforts diplomatiques dans le cadre de l’ONU, où la Russie a sans cesse utilisé son droit de veto, pour s’opposer à des résolutions visant le régime syrien :

« La France et ses partenaires reprendront, dès aujourd’hui, leurs efforts aux Nations unies pour permettre la mise en place d’un mécanisme international d’établissement des responsabilités, prévenir l’impunité et empêcher toute velléité de récidive du régime syrien »
Le chef de l’Etat précise enfin que, « conformément à l’article 35, alinéa 2, de la Constitution, le Parlement sera informé et un débat parlementaire sera organisé, suite à cette décision d’intervention de nos forces armées à l’étranger ».

De son côté, la première ministre britannique Theresa May a affirmé depuis Londres qu’il n’y avait « pas d’alternative à l’usage de la force » :

« Nous avons cherché tous les recours diplomatiques, a-t-elle ajouté, mais nos efforts ont été constamment déjoués. »

Noulive




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